Rendez-vous à la JIMI !

Le samedi 13 octobre se tiendra à Ivry sur Seine le salon de la JIMI qui fait la part belle aux structures indépendantes et aux artistes auto produits.

Venez rencontrer notre équipe et échanger autour de la réouverture de notre fanzinothèque à Toulouse, de nos nouvelles expositions et des espaces d’expérimentation pédagogique que nous mettons en place.

Nous serons accompagnés tout au long de cette journée de nos artistes émergents du parcours PANAMA : Djenavi, Gofannon, Paranoïd, Iscle Datzira, Ingrid Obled et Zitoune , qui se feront un plaisir de vous présenter leurs univers !

 

Rendez-vous au congrès de l’ACIM à Caen les 12 et 13 Mars !

Les Musicophages vous donnent rendez-vous au congrès annuel de l’ACIM à Caen, les 12 et 13 Mars 2018 !

Au centre des discussions de cette édition des rencontres nationales des bibliothécaires musicaux :  « La bibliothèque musicale recomposée : nouvelles pratiques, nouveaux espaces ».

Notre chargé de diffusion Marc LABICHE sera  sur place pour vous rencontrer et échanger autour des partenariats actuels et futurs avec les bibliothèques départementales de prêt, et les enjeux autour de la valorisation des fonds documentaires. En outre, il animera une « poster session » de quinze minutes où il présentera le champs d’action du centre ressource Les Musicophages, mardi entre 9h et 10h30.

A très vite à Caen,

L’équipe des Musicophages

 

graphique : Philippe Casini

 

Le BIS 2018 : The place to bis. (#phrasedaccrocheoriginale)

Tous les deux ans se tient un événement majeur pour l’industrie de la musique en France, le BIS (Biennales Internationales du Spectacle). On y était, un récit à la première personne par Marc, notre diffuseur et programmateur.


Dring ! 5h du matin, c’est l’heure ! Je m’extirpe du lit difficilement, le visage plissé par les draps, quelques grognements m’échappent, mais je suis animé d’un sentiment particulier,  un peu comme quand on se lève tôt pour aller au parc d’attraction ou à la pêche, c’est dur mais un fond d’excitation fait déjà bouillonner la machine !

Aujourd’hui je prends la route de Nantes par les airs, direction le BIS, mon premier. Cette phrase vous semble anodine ? Quelle erreur ! Ne sentez-vous pas le changement, la mutation opérée chez moi en contrée Nantaise ? J’ai assimilé le BIS, c’est le mien, mon premier, mon précccccccieux.

6h du matin, une chocolatine plus tard, arrivée à Blagnac sous les premiers rayons de soleil matinaux, les crêtes pyrénéennes s’esquissent à l’horizon et réchauffent mon cœur de leur calme et leur majestueux…

Ok il fait moche à Toulouse….. pffff… Rabats-joie !

Une heure et des brouettes plus tard, engoncé, les genoux collés au siège de devant, j’essuie le filet de bave sur ma joue et j’atterris à l’aéroport Notre Dame des Landes Nantes Atlantique. Alignement de planètes, la navette est là , je monte dedans , elle part direct.

Tiens, prends ça dans tes dents toi qui rate ton bus chaque matin et attend 10 minutes sous l’abribus dans le froid, à la merci d’une vielle dame à qui tu devras cordialement laisser ta place assise, réchauffée et séchée au péril de ton pantalon.

Pas le temps de faire un stop à l’hôtel puisque ma chambre est réservée pour midi au plus tôt, je prends donc la direction de la cité des congrès avec toutes mes affaires (soit un slip, une paire de chaussette, et un tee-shirt). J’en profite pour longer le temps d’une petite promenade leur Garonne locale.

Un endroit for coquet somme toute

9h du matin, j’arrive au BIS, à 5 minutes à peine de l’arrêt de la navette aéroport. C’est un peu la panique coté orga, puisque tout le monde se réveille, les gens arrivent pour installer leur stand, mais le public arrive déjà aussi au compte goutte, et les orgas semblent un poil sous staffés à cette heure-ci. Si bien qu’en l’absence d’entrée publique je passe par l’entrée des artistes, ce qui visiblement à cette heure-ci est loin d’être un problème. Je vide mon sac, me penche et tousse et roulez jeunesse, j’entre dans l’antre !

#crowdy #foule #agoraphobie

Bon, ben, y’a dégun ! 9h c’est un poil tôt, la plupart des stands sont montés, mais personne n’y est encore, les gens finissent leurs cafés, branchent leurs ordis, installent les plaquettes, bref, je suis trop en avance.

Je ressors donc, avec la ferme intention d’ingérer de la caféine, et c’est plutôt une bonne surprise car le petit vendeur ambulant devant l’entrée, outre sa sympathie propose du très bon café, à un prix très abordable. Je ne me souviens plus de ton prénom, mais j’ai tout de suite su que je t’aimais bien, toi, vendeur de café ambulant sympathique à tarif abordable.

Une petite vingtaine de minutes et un paquet de Pitch acheté au Carrefour Express en face plus tard, j’y retourne.

Là, ce n’est pas la même, entrée par les couloirs destinés au public, file d’attente, re-fouille des sacs, distribution d’un fort joli porte badge, de documentation, de pochettes plastiques afin de stocker tous les petits trésors qu’on va amasser durant ces deux jours. L’organisation est bien ficelée, on attend pas longtemps, la sécurité est souriante, globalement, c’est pro.

Mon programme se découpe en deux phases principales distinctes :

  • Rencontrer un maximum d’institutionnels et organismes professionnels pour notre activité de développeur d’artistes et la recherche de partenaires autour des expositions.
  • Me faire un carnet d’adresse avec des structures booking/management/production pour les artistes que je défends sur Toulouse et étoffer mon réseau pro.

Et une phase bonus :

  • Voir des concerts si j’ai le temps/envie.

J’attaque donc par les professionnels, et constate que la fréquentation augmente sans cesse, à une cadence assez incroyable….

Un niveau, il y en a trois !

A 11h45, l’endroit est complètement saturé, il devient difficile de circuler, et je découvre qu’il y a des vestiaires. Tiens, si j’enlevais ma doudoune ! Un des deux escalators passe en PLS avant la pause repas.

En presque trois heures j’ai déjà rencontré pas mal de monde coté institutions, et un pré-constat se dessine, un peu terne. Globalement pour les institutionnels, je suis à ce moment là de l’avancement un poil déçu. Je rencontre majoritairement des gens dépêchés pour l’événement, du service communication, ou des stagiaires. Peu d’entre eux s’avèrent être des interlocuteurs avec qui échanger, ou à même de me renseigner sur les personnes à contacter pour mes démarches. La première phrase qu’on me dit à chaque fois c’est « Allez sur notre site ». Alors oui, OK, effectivement, mais disons que je pouvais le faire de chez moi, et que l’intérêt d’un salon, c’est bien se rencontrer. Après j’avais peut être mauvaise haleine, c’est le soucis des Pitch.

Sonne l’heure du repas, et je vais profiter de mon voyage à Nantes pour découvrir de nouveaux mets, une autre gastronomie, une véritable immersion en terroir Nantais.

Boum, burger.

Plusieurs stands de nourriture sur le parvis du BIS, je choisis celui qui propose le temps d’une bouchée une excursion de l’autre coté de l’atlantique.

J’y retourne, avec la ferme intention de finir mon parcours des institutions. A 16h j’ai vu tout le monde coté institutions, et contrairement au matin, j’ai eu de très bons échanges, des pistes intéressantes auprès de certains organismes, et tissé des liens avec les structures toulousaines que je ne connaissais pas encore.

Le centre des congrès est prêt à craquer, l’affluence est dingue, on ne circule plus du tout à certains endroits (mention spéciale au stand de la SACEM qui a été noyé sous la foule toute la journée). Je fais une halte du coté du développement durable, où se tiennent des conférences intéressantes et des ateliers. J’y trouve aussi pas mal de monde posé par terre ou dans les petits espaces dédiés, qui décompressent. Je fais de même et me pose dans un couloir, par terre, un peu à l’abri du bruit et de la foule. 7h sous les lumières artificielles dans un brouhaha incessant, je commence à fatiguer et à avoir besoin de calme et de solitude.

Afin de profiter du temps qui m’est imparti, je me décide d’aller faire un tour à la place des tournées, sur 3 niveaux (SS / RDC / +1) qui regroupe les acteurs principalement identifiés dans les métiers du spectacle. J’y vais sans objectif, et je me contente de « zoner » , en notant où se situent les gens que j’ai déjà prévu de rencontrer le lendemain, et découvrir les stands, tranquillement, sans trop avoir à parler. La densité de population aux stands de la place des tournées est bien supérieure à celle des stands classiques, on sent que l’enjeu du BIS est réellement là pour la plupart des visiteurs.

C’est l’endroit où présenter son projet, et espérer lui donner un nouvel élan, grâce à un professionnel avec qui s’associer. Les structures font preuve d’une belle disponibilité, et enchaînent avec bienveillance les interlocuteurs.

Je me présente à quelques structures, mais je suis fatigué et je sens poindre le bougonnement, ennemi absolu de la rencontre, et décide de quitter le BIS pour la journée.

Tant pis pour les concerts, j’ai la tête qui fume, je vais chercher un peu de calme, et un peu d’air frais !

Sur la route du départ je passerai devant les stands qui se muent tour à tour en bodega, c’est l’heure de l’apéro au BIS, car c’est aussi ça, les retrouvailles d’un réseau tous les deux ans et ça se sent. Les gens se connaissent, et pour ces professionnels qui ont un stand, c’est à ce moment là que les rencontres inter professionnelles commencent aussi !

Des partenariats aussi autour de l’apéro !

Ces premières festivités m’incitent à m’arrêter au Lieu Unique, dont on m’a tant parlé, pour profiter d’une bière bien méritée, avant de rentrer à l’hôtel.

Le lieu unique, un lieu sympa. #derien

Une grosse nuit de sommeil plus tard, je pars tel un mercenaire à l’assaut de la place des tournées, pour une journée plus cool, et dans une autre attitude. Fini ici les convenances du discours avec les institutions, on se parle de musicien à musicien, de personne de terrain à personne de terrain !

J’enchaîne les rencontres de stand en stand et m’attarde avec plaisir à rencontrer les équipes des tourneurs, à écouter et lire ce qu’on me propose. Je découvre aussi des structures jeunes, encore faiblement implantées au-delà de leur réseau local, et je pars sur de l’échange de bonnes pratiques, avec des échanges de date, des idées de partenariat dans le repérage d’artistes, le booking, des co-plateaux, de la diffusion partagée. Mon sac sent poindre le débordement, entre les flyers, les fascicules, les CD, les cartes de visite, les presskits, les affiches, je dois commencer à refuser certains supports de com’, ne pouvant les emporter avec moi.

Je rencontre de plus en plus de gens assis par terre dans les couloirs, qui font des pauses, fatigués également qu’ils sont par cette pérégrination en trépignant. Si l’ont peut faire un reproche d’ailleurs coté organisation , c’est celui là, il n’y a presque pas d’endroit pour se poser assis. L’espace développement durable devait avoir une soixantaine de places assises réparties en micro salons le long des baies vitrées, et le bar en sous sol lui aussi, une 50aine de places assises. Pour presque 14000 personnes, c’est  – un peu – limite, mais il est toujours possible de sortir s’aérer et se reposer dehors et revenir.

18h , fin du second jour pour moi, j’ai fait le tour !

Je prends la route de l’aéroport, et retourne dans la ville rose, le sac rempli de cartes de visites, de CD, de plaquettes, la tête remplie de projets et de possibles.

En conclusion, je conseille vivement à tout acteur de la musique d’aller au BIS au moins une fois.

Pour un artiste, c’est une occasion unique de se mettre face à face avec des professionnels à qui nous nous adressons la plupart du temps par sites web interposés et mails génériques sans réponses. C‘est une opportunité à saisir, pour comprendre comment s’adresser à un label, un tourneur, un producteur, à ces professionnels de la filière qui sont des passionnés avant tout. En échangeant de vive voix, on comprend beaucoup mieux les problématiques de leurs métiers, leurs attentes, et comment les aborder.

Pour des professionnels, c’est également une très bonne façon de se positionner et de pouvoir donner de la perspective à son activité. On peut présenter son champs d’action, partager sur celui d’un confrère, et saisir les ramifications ascendantes et descendantes que nous ne soupçonnions pas jusqu’alors. C’est l’occasion de penser à la fois plus grand dans ses projets, et aussi de penser à mieux cibler au niveau local. On se fait souvent une image des enseignes par les logos, les chartes graphiques, la com’ utilisée, mais là, on a des gens en face, souvent de notre âge, souvent issus d’un parcours atypique, souvent musiciens, et surtout passionnés. Et du coup, on se comprend !

Pour finir avec quelques brotips #retourdexperience #c’estplusmonpremierbis

  • Arriver tôt le jeudi pour les institutions.
  • Se donner deux jours  car ça laisse LLAAARRRRGGGGE le temps de tout faire.
  • Ne pas vouloir trop en faire le premier jour.
  • Ne pas faire la queue aux stands bondés, se réserver plutôt les moments d’accalmie (pause repas, deuxième jour matin).
  • Manger en décalé d’une demi heure sur les heures de rush.
  • Mettre le maximum de ses affaires au vestiaire
  • Prendre des chaussures confortables
  • Prévoir pas mal de place dans son sac pour le retour

Merci de votre lecture, et comme on dit sur place , « BON BIS ! »

Marc


bis biennale spectacle
bis biennale spectacle

Les Musicophages au bis !

bis biennale spectacle

Retrouvez les Musicophages au Bis / Biennales Internationales du Spectacle les 17 et 18 Janvier à la Cité des Congrès de Nantes.  Deux jours rythmés par des débats, des tables rondes  et des rencontres entre professionnels, évènement phare appuyé par France Culture, Télérama et Libération. A l’affût des nouveautés musicales, du théâtre et du spectacle vivant Marc Labiche, notre chargé de diffusion y sera notre digne représentant. N’hésitez pas à prendre contact avec lui. Bonne biennale !

marc@musicophages.org

Partir sur un salon avec les Musicophages … Le retour de nos adhérents. Partie II

Apair prod musicophages interview jimi

L’équipe des Musicophages était présente au salon des professionnels de la musique indépendante et de l’autoproduction de la JIMI les 13 et 14 Octobre à Ivry-sur-Seine avec quelques spécimens de nos adhérents les plus doués. Après l’interview de l’auteur-compositeur-interprète Axel Sinclair, découvrez l’immersion du studio de production Apair Prod dans le salon.

Apair Prod, vous faîtes de la production, pouvez-vous expliquer en quelques mots vos champs d’action ?
On peut dire que principalement notre action est répartie en 2 pôles d’activités. Le premier est la réalisation musicale et les prestations studio. D’un coté nous réalisons des musiques pour court-métrages, des publicités, des prestations de beatmaking ou compositions pour des artistes solos qui cherchent à être appuyés musicalement ou des labels sous forme de ghost music. Ces prestations sont commerciales.
D’un autre côté, nous proposons nos services d’enregistrement, mixage et mastering. Notre offre est assez complète puisque l’on propose même de travailler sur bande. Le second volet de notre activité est l’accompagnement et le développement artistique.
Derrière ce panneau qui veut un peu tout et rien dire aujourd’hui, pour être clair, nos activités sont la co-production d’albums avec des artistes émergents que nous sélectionnons, et dont nous souhaitons accompagner la carrière.
Pour ces artistes, nous prenons en charge toute la création sonore de l’album (composition/arrangement/enregistrement/mixage/mastering). L’artiste, lui, devra assurer financièrement la partie complémentaire (pochette / pressage / clips). Pour ces artistes nous assurons une aide coté communication, booking, démarchage de professionnels (éditeurs, labels…)

Quels intérêts la participation à la JIMI représente pour vous ? Nous avons souhaité en premier lieu participer à la JIMI pour rencontrer d’autres professionnels. Nous souhaitions agrandir notre réseau, hors de la sphère toulousaine que nous connaissons bien maintenant. C’était aussi l’occasion pour nous de rencontrer des professionnels dans des métiers qui ne sont pas les nôtres (label, bookers, éditeurs, réalisateurs, radios), pouvoir prendre contact avec eux, parler de leur quotidien, et pourquoi pas choisir de les intégrer dans notre réseau privilégié.
C’était aussi bien sur l’occasion de communiquer sur les projets propulsés par Apair Prod et appuyer les actualités auprès d’un public sensible aux activités indé.

Quel est l’avantage d’être accompagné par les Musicophages à ce type d’évènement ?

Au-delà de l’opportunité de nous rendre à la JIMI à leurs côtés, et donc de bénéficier de l’attraction qu’ils suscitent, nous avons bénéficié de sages conseils de la part des Musicophages.
Notre préparation au salon (matériel, identité visuelle, action locale, prise de rendez-vous en amont) a été très solide grâce à leurs conseils avisés, et nous avons pu transformer cette session à la JIMI en une excellente journée, humainement et professionnellement.

Les petits + ?
Tous nos remerciements aux organisateurs pour une manifestation réussie, avec des bénévoles souriants et disponibles, un lieu adapté et propre, et la disponibilité de Nils et José lors des phases d’inscription !
Ah, et si …. L’an prochain on ramène des bonbons sur le stand !

L’équipe des Musicophages a été ravie d’accompagner nos intrépides adhérents à ce salon et attendons avec impatience la prochaine édition.