Focus exposition « Vinyles d’hier, vinyles d’aujourd’hui » : Valentin Floridia

Afin de fSiann - Valentinaire plus ample connaissance avec les artistes graphistes de l’exposition « Vinyles d’hier, vinyles d’aujourd’hui » nous leur avons posé quelques questions. Aujourd’hui, c’est Valentin Floridia qui a travaillé sur deux projets, Siann Lofhai et Flostön Paradise.

1) En quelques mots, qui êtes vous ?

Je m’appelle Valentin Floridia, né le 25 Février 1990 à Gap (05). Issu d’une famille recomposée, de 3 frères. J’ai vécu chez ma mère jusqu’à mes 18 ans.

2) Quel est votre parcours artistiques ?

J’ai passé un BAC STI Arts Appliqués, et suis parti de Marseille pou m’installer sur Gap. Après avoir enchaîné des petits boulots (en tant que vendeur la plupart du temps), j’ai décidé de me reconvertir en passant un CAP Ébénisterie, afin d’avoir une approche du travail du bois. Ceci m’a permis aujourd’hui de savoir fabriquer des meubles mais je me sert également de cette formation pour sculpter.
Actuellement, je me « revendique » comme peintre, illustrateur, sculpteur, ébéniste et musicien amateur (ce qui fait beaucoup!). J’ai 5 expositions à mon actif. Vous pouvez retrouvez mon travail sur mon site

3) Quels sont vos projets ?

Je souhaiterais continuer de développer un réseau en France pendant encore quelques années (ou mois, à voir) et j’ai pour projet d’intégrer une résidence d’artiste à l’étranger.
La finalité de tout ça serrait de pouvoir vivre financièrement de mes créations (à long terme).

4) Quelle a été votre première impression au projet de pochettes vinyles proposé aux Musicophages ?Floston vinyle

Première impression positive. J’ai senti que ça pouvait être un expérience enrichissante de proposer une interprétation plastique d’un « univers musical ». Après, ça n’a pas été toujours évident de savoir exactement comment s’y prendre; savoir si l’artiste (musicien/ne) devait vraiment orienter la création selon ses envies, où si le « plasticien »  devait réaliser ce projet seul, seulement selon son interprétation… c’est la raison pour la quelle j’ai réalisé deux pochettes pour Siann Lofhai (une selon ses critères et une selon mes critères).
Pour conclure, c’était un projet un peu chaotique sur certains aspects, mais constructif, intéressant, et assez plaisant.

5) Comment avez-vous composé avec les musiciens ?

Pour Siann, on a bu un café histoire d’échanger sur le projet (sur ses envies, connaître son univers, le mien….) et par la suite, nous avons beaucoup échangé par mail. Comme dit précédemment, ça n’a pas toujours été évident de se mettre d’accord sur les propositions, mais nous avons quand même réussi à obtenir un résultat qui nous satisfait tout les deux.
Pour FloFloston Originalstön Paradise, nous n’avons échangé que par mail. Tout s’est très bien passé, mais le manque de temps de mon côté, et ma situation géographique (étant de nouveau sur Marseille) ne m’a pas permis de finaliser correctement ce projet (les personnages auraient du être peint sur la toile que Loïck avait commencé…hors je n’ai pu finir que la version numérisée).

6) La rencontre du graphisme et de la musique, en quelques mots c’est quoi pour vous ?

Cette rencontre là, c’est avant tout de mettre sur papier ou sur toile une image, une interprétation d’une création musicale. C’est « concrétiser », de manière graphique, un univers.
La musique et l’image sont d’après moi liés   ; une illustration de pochette vinyle ou CD donne une autre dimension à la musique, donne le ton sur ce que le spectateur s’apprête à écouter. Il appuis l’identité de cette musique.