Focus du mois : le groupe Lapsus

Afin de mieux connaître les groupes que nous accompagnons, nous vous proposons ce mois-ci un focus du groupe Lapsus. Composé de Katia, Jérôme et Thomas, les deux premiers, Katia et Jérôme, nous ont accordé un moment pour parler d’eux, de leur projet musical.

Comment s’est formé le groupe Lapsus ?

Sur place, sans entrer dans une démarche particulière. On se connaissait, travaillait ensemble, on a eu l’envie d’écrire des choses qui nous correspondent suite à des expériences avec d’autres musiciens.

A la base, on (Katia et Jérôme), voulait monter un duo. Ce travail en couple permettait de travailler vite, du fait d’une compréhension simple et claire de ce que veut et aime l’autre.

Le travail débute donc à deux, avec des outils de MAO, du sample. Cet outil amène des difficultés vis-à-vis de la scène et de l’intention de partager avec le public notre expérience musicale. On a alors cherché un batteur est rencontré Thomas.

Le duo devient trio et offre quelque chose qu’on ne voulait pas « classique », en utilisant cette petite formation pour passer partout et proposer un rapport au public plus intimiste. Les textes, les mots sont donnés, partagés de manière simple et brute au public.

Quel a été votre parcours ? 

Katia : J’ai débuté à l’accordéon. Puis l’envie de chanter est arrivée et de m’accompagner au chant avec un instrument. J’ai pris des cours de guitare classique pour m’accompagner et des cours de chant et de technique vocale lyrique. Finalement, la guitare ce n’est pas trop ça et le chant lyrique sans plus.

Du coup j’intervenais en tant que chanteuse dans des groupes de rock. J’ai toujours été attirée par la composition, les chansons interprétées ne sont jamais des reprises.

Jérôme : J’ai commencé au conservatoire de Reims. J’ai fait de la flûte traversière, du saxophone. Puis j’ai eu envie de faire de la guitare. A 18 ans je m’achète ma première guitare et entame un parcours en autodidacte en intégrant plusieurs groupes dans les genres soul, funk…

Dans un des derniers groupes intégrés, il manquait un bassiste. Du coup depuis 5 ou 6 ans, je le suis mis à la basse.

Dans quel genre musical vous situez vous ?

C’est difficile de se dire dans un genre ou un tel. Au début on dit chanson française, puis pop, rock, funky, rap… Au final on dit qu’on propose du rock, pop « E-pop ».

Actuellement, notre version propose de la chanson française en trio acoustique. L’album qu’on prépare ne sera pas une version acoustique, ce sera plus instrumentalisé, plus « funky ».

En même temps, quand ça fait 20 ans qu’on fait de la musique dans plusieurs groupes, on travaille plein de genres et on arrive à un moment où on fait la musique qui nous plaît, dans laquelle on se sent bien et qui n’est pas forcément un genre spécifique.

Les textes sont surtout dans un accès créatif où le 2nd degré est de mise. On est conscient que si le public n’a pas ce second degré, ne prend pas le temps d’écouter les textes on peut provoquer un flop. On ne propose pas de la chanson d’ambiance, de la variété qu’on écoute sans écouter, en faisant sa vaisselle.

Quelles sont vos influences, vos intérêts musicaux ?

Katia : Je suis intéressée par la création française, la création pure, avec du travail sur le texte. J’aime beaucoup les Rita Mitsouko, Camille, Mademoiselle K… La prestation vocale, l’aspect mélodique n’est pas le plus important dans mon écoute. Lorsqu’il y a des choses à dire, ou comme pour dans Lapsus, interprété de l’humour, la performance vocale ne prête pas à la mélodie.

Jérôme : Mes influences vont de Java à System of a Down en passant par John Scofield, Miles Davis… J’aime la musique groove, encore que ce terme englobe beaucoup de choses. Le jazz est toujours présent dans ma musique, j’essaie parfois de caler une couleur, un accord jazzy dans mes compositions.

Les prochaines dates ? Les projets en développement ? Vos envies ?

On joue le 19 avril au bar le Champagne et on sera dans la journée à Albi au Forum des Musiques Actuelles, à la salle Athanor. On va jouer le 15 mai au P’tit Truc à Toulouse, puis le 29 mai, rencontre musicale aux Musicophages.

En termes de projet : « Devenir riches et célèbres en passant par l’enregistrement d’un CD ».

On aimerait surtout sortir des bars, jouer sur des scènes pro, arriver petit à petit à une certaine reconnaissance, ne plus être considérés artistes débutants, émergents. On voudrait enregistrer un album et faire une vidéo. On va se lancer dans la conception d’une série de petites vidéos proposant un couplet et un refrain de nos titres enregistrés à la maison. On envisage aussi de faire évoluer le trio au quatuor en intégrant un pianiste… Thomas passerait sur une percussion électronique.

On est dans une démarche de garder une image de simplicité, dans l’humour, sans avoir l’air d’être des amateurs. On veut rester dans l’authenticité avec une technique professionnelle. Ce qui passe avec le public c’est notre sincérité, notre spontanéité.

Comment avez-vous entendu parler des Musicophages ?

A Poitiers. Un ami qui connaît un gars qui organise des spectacles sur Toulouse. On voulait trouver quelqu’un pour jouer et on nous a renvoyé vers les Musicophages.

Quel intérêt et projet désirez-vous développer au sein des Musicophages ?

Pour le moment, Les Musicophages nous permettent d’obtenir une autre vitrine via vos réseaux, vos outils. On attend beaucoup de ça. On prend les conseils que vous nous donnez, mais on attend de voir aussi le résultat possible en étant mis en lumière auprès de vos contacts et réseaux. On aimerait déboucher sur des premières parties de concerts pour commencer.

Peut-être qu’ensuite on fera adhérer notre deuxième groupe « L’ère con », qui est plus rock, funk tout en conservant l’humour et le second degré.