Expo « Rayonnements Synthétiques » – Tobegote & Matthew Williamson

Les Musicophages accueillent à partir du 22 mai 2014, le travail sonore et visuel issu de la collaboration de Matthew Williamson et Tobegote.

A travers une expérience immersive et contemplative, les artistes nous proposent une rencontre avec les contours bruts du son, en usant de procédés technologiques lo-fi.

Matthew Williamson et Tobegote génèrent des sons et images de synthèse en utilisant des supports jugés obsolètes ou peu évolués. Ainsi la cassette audio rencontre le dessin sur logiciels tels que Word ou Paint, éléments de base de deux productions artistiques complémentaires. S’appuyant sur les propriétés physiques basiques du son, ils développent des constructions sonores complexes, audibles ou visibles.

Moteur central du projet, l’installation de Matthew Williamson trône au cœur des Musicophages et déploie des sons enregistrés sur cassette audio qui se propagent en boucles infinies. Cet éternel écho vient rebondir sur les figures sonores dessinées par Tobegote, et qui ornent les murs de l’espace mis à disposition par le Pôle Graphique.

Vernissage le 22 mai 2014 avec une performance live de Human Beat Box assurée par Black Sheper à partir de 19h.

Pour plus d’informations :

Matthew Williamson
– www.fabricastronaut.com –

>Tobegote
www.tobegote.com

>Black Sheper
– https://soundcloud.com/black-sheper –

« La Parenthèse » marché de créateurs

Venez découvrir la boutique éphémère « La Parenthèse » et retrouvez des créateurs d’univers variés pendant 3 jours aux Musicophages.

Venez jeudi 24 avril de 14h à 20h, avec vernissage à 19h et Vendredi 25 avril et samedi 26 avril de 10h à 20h.

Entrée libre! Toutes les infos ici

 

Le Disquaire Day aux Musicophages ça donne quoi ?

A l’occasion du Disquaire Day le samedi 19 avril 2014, nous nous retroussons les manches, imaginons tout ce qui est faisable et proposons une après-midi plus musicale que ce qu’on est déjà !

  • 3 labels indépendants 

2000 Records, label indépendant basé à Toulouse, avec des artistes comme Henning Specht, Momotte & Laetitia Sadier, Tim Chad & Sherry, Beau Landry, Jens Bosteen, R. Stevie Moore, Eddy Crampes, Schwervon!, Micah Blue Smaldone, The Existentialists… A l’occasion de cette journée, il sort le vinyle inédit de R. STEVIE MOORE & VICTOR LOVERA « Herald, Goods », superbe album enregistré en 1972, et remasterisé en 2012 par Robert Schneider (The Apples in Stereo). Limité à 300 exemplaires il est à (re)découvrir et à acheter ici, si vous ne l’avez pas encore commandé chez votre disquaire.

What a mess! Records est presque à l’opposé des « labels business ». Il s’inspire dans son fonctionnement et son image d’autres labels, plus particulièrement K Records, Constellation Records et Tender Loving Empire. What a mess ! Records n’a aucune limitation dans les genres, il nous propose des groupes entre folk, et autres mélanges de hip hop, chanson à textes et balade autour du monde dans des paysages plus rêveurs les uns que les autres tels que A Band of Buriers, Annabeth McNamara, Dark Dark Dark, Orion Rigel Domisse, Paul J. Williams, Profondo Rosso, Why write?.

Proot Records, musique rigolote, frivole et originale, Proot records est un netlabel fondé en 2006 par Thiaz Itch. Son but est de réunir des artistes créant de la musique joyeuse et originale, proposant des albums gratuits à l’écoute et/ou au téléchargement et aussi la production d’enregistrements phonographiques en disques et vinyles. Ce label travaille aussi avec des graphistes pour l’illustration de ses œuvres et clips vidéos.

  • Scène ouverte aux adhérents artistes

Une après-midi qui se veut musique c’est une après-midi avec des musiciens. Pour l’occasion, une scène ouverte sera installée pour permettre à nos adéhrents artistes de se présenter (musicalement) et nous proposer d’interprétéer quelquesunes de leur composition. Le groupe l’AB ainsi que Franz R. Wild ont déjà répondu présents. A l’occasion de ce disquaire day, Franz Robert Wild sort son dernier album « The French House » comprenant 12 titres (extrait). Des surprises seront à prévoir tout au long de l’après-midi !

  • Braderie de disques

La Médiathèque associative Les Musicophages a arrêté son activité de prêt de disques compacts mais 19 000 disques, ça ne disparaît pas comme ça ! Nous avons déjà organisé quelques braderies sur ces dernières années et nous continuons.

Pour cette journée nous vous préparons des bacs à fouiller en rock, hard rock, chansons françaises, jazz, électro … De 2€ à 5€, venez trouver les disques qui manquent à votre collection!

Alors rendez-vous Samedi 19 avril de 14h à 18h30 !

Focus du mois : le groupe Lapsus

Afin de mieux connaître les groupes que nous accompagnons, nous vous proposons ce mois-ci un focus du groupe Lapsus. Composé de Katia, Jérôme et Thomas, les deux premiers, Katia et Jérôme, nous ont accordé un moment pour parler d’eux, de leur projet musical.

Comment s’est formé le groupe Lapsus ?

Sur place, sans entrer dans une démarche particulière. On se connaissait, travaillait ensemble, on a eu l’envie d’écrire des choses qui nous correspondent suite à des expériences avec d’autres musiciens.

A la base, on (Katia et Jérôme), voulait monter un duo. Ce travail en couple permettait de travailler vite, du fait d’une compréhension simple et claire de ce que veut et aime l’autre.

Le travail débute donc à deux, avec des outils de MAO, du sample. Cet outil amène des difficultés vis-à-vis de la scène et de l’intention de partager avec le public notre expérience musicale. On a alors cherché un batteur est rencontré Thomas.

Le duo devient trio et offre quelque chose qu’on ne voulait pas « classique », en utilisant cette petite formation pour passer partout et proposer un rapport au public plus intimiste. Les textes, les mots sont donnés, partagés de manière simple et brute au public.

Quel a été votre parcours ? 

Katia : J’ai débuté à l’accordéon. Puis l’envie de chanter est arrivée et de m’accompagner au chant avec un instrument. J’ai pris des cours de guitare classique pour m’accompagner et des cours de chant et de technique vocale lyrique. Finalement, la guitare ce n’est pas trop ça et le chant lyrique sans plus.

Du coup j’intervenais en tant que chanteuse dans des groupes de rock. J’ai toujours été attirée par la composition, les chansons interprétées ne sont jamais des reprises.

Jérôme : J’ai commencé au conservatoire de Reims. J’ai fait de la flûte traversière, du saxophone. Puis j’ai eu envie de faire de la guitare. A 18 ans je m’achète ma première guitare et entame un parcours en autodidacte en intégrant plusieurs groupes dans les genres soul, funk…

Dans un des derniers groupes intégrés, il manquait un bassiste. Du coup depuis 5 ou 6 ans, je le suis mis à la basse.

Dans quel genre musical vous situez vous ?

C’est difficile de se dire dans un genre ou un tel. Au début on dit chanson française, puis pop, rock, funky, rap… Au final on dit qu’on propose du rock, pop « E-pop ».

Actuellement, notre version propose de la chanson française en trio acoustique. L’album qu’on prépare ne sera pas une version acoustique, ce sera plus instrumentalisé, plus « funky ».

En même temps, quand ça fait 20 ans qu’on fait de la musique dans plusieurs groupes, on travaille plein de genres et on arrive à un moment où on fait la musique qui nous plaît, dans laquelle on se sent bien et qui n’est pas forcément un genre spécifique.

Les textes sont surtout dans un accès créatif où le 2nd degré est de mise. On est conscient que si le public n’a pas ce second degré, ne prend pas le temps d’écouter les textes on peut provoquer un flop. On ne propose pas de la chanson d’ambiance, de la variété qu’on écoute sans écouter, en faisant sa vaisselle.

Quelles sont vos influences, vos intérêts musicaux ?

Katia : Je suis intéressée par la création française, la création pure, avec du travail sur le texte. J’aime beaucoup les Rita Mitsouko, Camille, Mademoiselle K… La prestation vocale, l’aspect mélodique n’est pas le plus important dans mon écoute. Lorsqu’il y a des choses à dire, ou comme pour dans Lapsus, interprété de l’humour, la performance vocale ne prête pas à la mélodie.

Jérôme : Mes influences vont de Java à System of a Down en passant par John Scofield, Miles Davis… J’aime la musique groove, encore que ce terme englobe beaucoup de choses. Le jazz est toujours présent dans ma musique, j’essaie parfois de caler une couleur, un accord jazzy dans mes compositions.

Les prochaines dates ? Les projets en développement ? Vos envies ?

On joue le 19 avril au bar le Champagne et on sera dans la journée à Albi au Forum des Musiques Actuelles, à la salle Athanor. On va jouer le 15 mai au P’tit Truc à Toulouse, puis le 29 mai, rencontre musicale aux Musicophages.

En termes de projet : « Devenir riches et célèbres en passant par l’enregistrement d’un CD ».

On aimerait surtout sortir des bars, jouer sur des scènes pro, arriver petit à petit à une certaine reconnaissance, ne plus être considérés artistes débutants, émergents. On voudrait enregistrer un album et faire une vidéo. On va se lancer dans la conception d’une série de petites vidéos proposant un couplet et un refrain de nos titres enregistrés à la maison. On envisage aussi de faire évoluer le trio au quatuor en intégrant un pianiste… Thomas passerait sur une percussion électronique.

On est dans une démarche de garder une image de simplicité, dans l’humour, sans avoir l’air d’être des amateurs. On veut rester dans l’authenticité avec une technique professionnelle. Ce qui passe avec le public c’est notre sincérité, notre spontanéité.

Comment avez-vous entendu parler des Musicophages ?

A Poitiers. Un ami qui connaît un gars qui organise des spectacles sur Toulouse. On voulait trouver quelqu’un pour jouer et on nous a renvoyé vers les Musicophages.

Quel intérêt et projet désirez-vous développer au sein des Musicophages ?

Pour le moment, Les Musicophages nous permettent d’obtenir une autre vitrine via vos réseaux, vos outils. On attend beaucoup de ça. On prend les conseils que vous nous donnez, mais on attend de voir aussi le résultat possible en étant mis en lumière auprès de vos contacts et réseaux. On aimerait déboucher sur des premières parties de concerts pour commencer.

Peut-être qu’ensuite on fera adhérer notre deuxième groupe « L’ère con », qui est plus rock, funk tout en conservant l’humour et le second degré.